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Aïkido


Description:


Art martial et système de défense complet, l’Aïkido se veut accessible à tous et à toutes.


L’Aïkido est basé sur les lois naturelles telles que le cercle et la spirale. Cette discipline, à l’instar des autres disciplines martiales japonaises, offre la possibilité de prendre conscience de son propre corps et de développer des notions d’équilibre, de dynamisme, de vigilance, de respect mutuel et d’entraide.


Debout ou à genoux, le pratiquant d’Aïkido utilise des techniques de projections, d’immobilisations par contrainte articulaire ainsi que, quand cela s’avère nécessaire, des frappes et des percutions sur des points précis, avec un ou plusieurs adversaires, armés ou non.


Une séance d’entraînement comprend: la préparation physique et mentale, le travail technique, l’assouplissement et une compréhension  des lois qui régissent le corps humain.


L’étude des armes, en particulier du sabre (ken) et du bâton (Jo), contribue à la compréhension de l’aïkido et permet une progression plus complète.


Objectif:


L’objectif de l’Aïkido est extrêmement vaste et ambitieux. Il ne faut donc surtout pas tenter de le réduire à un ensemble de techniques ou de « trucs » pour apprendre à se défendre à court terme (même si cet aspect est également pris en compte). Il convient au contraire de bien le considérer comme un engagement sur une voie (« DO » en japonais) qui suppose une recherche permanente et un souci constant de perfectionnement tant sur le plan technique, physique que mental ou relationnel.


A ce titre, dans le cadre de la pratique, les rôles de Uke (celui qui attaque, qui subit la technique) et de Tori (qui est attaqué et applique la technique) sont d’égale importance et doivent être abordés avec le même sérieux car ils constituent les deux faces indissociables de la situation qui nous sert de cadre d’étude.


Au travers de sa pratique martiale, l’Aïkido a pour objectif d’améliorer les relations entre les personnes en favorisant le développement harmonieux de chacun.
Dans cette perspective, c’est à la valorisation mutuelle qu’il convient de s’employer et non à l’affirmation de soi au détriment de l’autre, et c’est la raison pour laquelle la compétition, qui glorifie le vainqueur, n’a pas sa place dans notre discipline.

 

Historique de l'Aïkidô


Morihei Ueshiba, fondateur de l'Aïkidô, est né en 1883 dans une petite ville du Japon. Très jeune, le budô suscite son intérêt. Il étudie le Jûjutsu et le Kenjutsu (escrime au sabre japonais). Curieux, il ne se limite pas à la technique seule, mais également à l'aspect philosophique de ces disciplines. Malgré sa petite taille (1 m 54), il devient physiquement d'une force supérieure à la moyenne.


C'est à cette époque que Me Ueshiba comprit que l'essence réelle du budô ne résidait pas dans l'utilisation de la force mais dans la recherche de la paix et de la sérénité dans le but d'un épanouissement individuel. Le budô devait conduire à l'harmonie entre le temporel et le spirituel.


C'est cette recherche qu'entreprit l'Aikibudô, le nom donné à cette époque à l'Aïkidô qui ne fut appelé ainsi qu'après la Deuxième Guerre mondiale. Aï = harmonie, coordination, union; Ki = puissance intérieure, esprit, énergie; Dô = étude, recherche, voie.


Dès 1926, le nom de Ueshiba commençait à être connu et d'éminents Budokas ainsi que d'importantes personnalités du monde politique ou militaire lui rendirent visite.
Il s'installa en avril 1931 àTokyo, dans un dojo nouvellement construit qui prit le nom de Kobukan.
Pendant les années de guerre, Maître Ueshiba se retira à Iwama, à 120 kilomètres de Tokyo, où se trouve actuellement le sanctuaire de l'Aïkido (Aïki Jinja).
En 1946, les Américains ayant interdit la pratique de tous les arts martiaux au Japon, le dojo de Tokyo fut fermé jusqu'en 1948, date à laquelle il prit le nom actuel d'Aïkikaï.


L'Aïkido fut le premier art martial qui reçut l'autorisation de reprendre la pratique en raison de sa tendance pacifiste.
Dès lors, le nombre des élèves ne fit qu'augmenter, et c'est à cette époque que naquit vraiment la forme moderne de l'Aïkido.


Dans les années 50 et 60, Maître Ueshiba laissera de plus en plus le soin de l'enseignement à ses meilleurs disciples qui créèrent de nombreux dojos de par le Japon ou émigrèrent à l'étranger, ainsi qu'à son fils, Kisshomaru Ueshiba qui, en 1967, devient Directeur Général de la Fondation Aïkikaï.
Lorsque le vénérable Maître s'éteignit le 26 avril 1969, l'Aïkido s'était répandu à travers le monde et était pratiqué par des centaines de milliers de personnes sur les cinq continents.

Portrait de
Francisco Campelo
3ème Dan de l'Aïkikaï de Tokyo moniteur et responsable de la section Aïkido 






















Francisco Campleo est né à Genève le 29 octobre 1966.

En 1979 à l’âge de 13 ans il débute son parcours martial par le full-contact et la boxe anglaise à l'académie de karaté de Dominique Valera.

En 1991 il va faire la merveilleuse rencontre de Maître Liu Yugui avec qui il pratiquera assidument le Tai Chi Chuan durant cinq années.

C'est en 1992 parallèlement à la pratique du Tai Chi Chuan, qu'il va faire une découverte capitale... celle de l'Aïkido, qu'il débute au Shung Do Kwan à Genève.

Très rapidement, l'Aïkido va prendre une place important dans sa pratique martiale et devenir, jusqu'au jour d'aujourd'hui, sa discipline de prédilection.

Il va s'entraîner assidûment et sans compter dans cette discipline avec son Sempai Pierre Morin qui, après un séjour de deux années en tant qu’ Uchi deshi (élève permanant) à Paris va lui faire découvrir un Aïkidô d'une autre dimension ; l'Aïkidô de Christian Tissier.

En 1997 lorsqu’il obtient son 1er Dan une évidence s'impose, l'Aïkidô ainsi que ses armes de référence le Kenjutsu (Aïkiken) et le Jôjutsu (Aïkijô) seront sa voie, même si en parallèle il continue à s'entraîner dans d'autres disciplines les considérant toutes aussi riches et pertinentes les unes que les autres.

Avec son Sempai et désormais ami, il se rendra régulièrement à Paris notamment chez Patrick Bénézi puis dans les stages pour suivre l'enseignement de Christian Tissier.

En 2000 il obtient son 2ème Dan ainsi que son certificat de Fukushidoin (examinateur).
En 2004 il obtient son 3ème Dan.
En 2005 il se rend pour la première fois au Japon et découvre le centre mondial de l’Aïkidô, l'Aïkikaï de Tokyo.
Il va s’y entraîner quotidiennement avec la plupart des Sensei du Hombu Dôjô et ainsi se faire une idée générale de l’enseignement dispensé dans ce lieu sacré.
De retour à Genève c’est avec l'extrême conviction d'avoir un rôle à jouer dans la transmission de cette discipline qu’il débute son parcours d'enseignant d'Aïkidô.
Dès lors il se consacre pleinement à l'étude et à l'enseignement de l'Aïkidô ainsi qu'aux armes de cette même discipline.
Il continue à suivre régulièrement les stages de Christian Tissier ainsi que ceux d'autres grands maîtres japonais.
Il s'implique également à la diffusion de l'Aïkidô lors de diverses manifestations notamment au célèbre Salon des Arts Martiaux de Genève et à la désormais fameuse Convention des Arts Martiaux de Genève.
En 2009 il retourne au Japon où il reprend ses entrainements à l'Aïkikaï de Tokyo et au Meiji Jingu Shiseikan Dôjô chez Maître Inaba Minoru pour approfondir son étude du Kenjutsu de Kashima ShinRyu.

Autres rencontres décisives

En 1996, une autre rencontre, celle de Maître Ong Ming Thong élève de Maître P’Ng Chye Khim et instructeur de la Sao Lim Association of Penang, va l'amener à pratiquer durant quatre années et toujours en parallèle avec l'Aïkido, le Kungfu Sao Lim Chuan.

En 1998 encore une belle rencontre , celle de Cyril Aubry à l'époque élève de Bas Rutten, va l'amener à s'initier au combat libre (MMA) sous toutes ses formes, en passant par le kickboxing, le pancras, le jûjutsu brésilien, le valetudo, le sambo etc.
Il va se passionner pour cette nouvelle approche martiale durant quatre années en tant que sparring partner de Cyril Aubry.

En 2000 au sein du Shung Do Kwan, il suit les cours de Jûjutsu traditionnel. Il obtiendra son 1er kyu en 2007.

C’est en septembre 2008 que Francesco inaugure la section d’Aïkido au sein du Yamabushi

Nous lui avons demandé de répondre à ces questions tirées du 
«Questionnaire de Proust»

Le principal trait de mon caractère? La Persévérance

La qualité que je préfère chez les hommes? L'honnêteté

La qualité que je préfère chez les femmes? La féminité

Mon principal défaut? Exigeant, intransigeant

Ma principale qualité? Humain

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis? Leur présence

Mon occupation préférée?  Les arts martiaux

Où aimerais-je vivre?  Au bord de la mer pas loin de Genève

La couleur que je préfère? Ça dépend...

La fleur que j’aime? L'orchidée

L’oiseau que je préfère? L'aigle

Mes héros dans la fiction? Bilbo le Hobit

Mes héros dans l’histoire? Les précurseurs quels qu'ils soient...

Ma nourriture et boisson préférée? Japonaise

Ce que je déteste par-dessus tout? Les pigeons

Le don de la nature que je voudrais avoir? Musique

Comment j’aimerais mourir? Vite!

L’état présent de mon esprit? Aller toujours de l'avant!

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence? Le mensonge

Ma devise? Never Give Up!

Un grand merci à Francesco pour  s’être présenté et avoir répondu  à ce questionnaire

Jean-Daniel